DANS L'ATELIER
Dans l'atelier, le temps ralentit ...
Une plaque est gravée, une feuille est humidifiée, l’encre se dépose, le papier passe sous la presse.
D’autres jours, c’est l’eau qui guide le geste et laisse l’encre de Chine dessiner ses propres chemins. Chaque œuvre naît de ce dialogue entre maîtrise et imprévu.
Là où les œuvres prennent forme
Mon travail naît de la rencontre entre l’empreinte gravée et la fluidité des lavis de mes encres de chine.
La gravure construit. Elle creuse, imprime, révèle le relief du papier.
Mes gaufrages sont des présences silencieuses, presque invisibles, qui n’apparaîssent pleinement que lorsque la lumière les révèle.
ils me rappellent les messages secret des enfants écrit à l’encre invisible au jus de citron.
L’encre de Chine, elle, est guidée par l’eau, elle se diffuse librement. Je l’accompagne sans chercher à la maîtriser complètement.
Entre le minéral et l'eau
Les paysages d’Islande et de montagnes sont une source d’inspiration.
J’y retrouve la force des roches, les lignes des crêtes, les surfaces traversées par la lumière.
ma recherche rejoint celle des cristalliers de montagne qui font apparaître ce qui est déjà là, mais demeure discret.
Je recherche les éclats d’or, en équilibre, au bord d’un gaufrage ou au coeur des roches noires
Une présence discrète
Quelques touches d’or viennent parfois se déposer sur les œuvres.
Elles se transforment en étoiles, en inclusions minérales, formes abstraites ou en éclat retenu dans un creux. Elles ne cherchent pas à attirer le regard, mais à accompagner le silence du papier.
Chaque oeuvre
Chaque estampe est imprimée à la main dans mon atelier.
Les œuvres uniques et les encres de Chine sont réalisées une à une, sans reproduction.
Je cherche moins à représenter un paysage qu’à faire naître une sensation : celle d’une forme en suspension, d’un relief qui apparaît doucement, d’une lumière qui révèle l’invisible.
